Confidence à Allah de Saphia Azzeddine
Je viens de finir le premier roman de Saphia Azzeddine. "Confidence à Allah", quel beau titre. Cependant, je reste plutôt mitigée. L'histoire de Jbara est intéressante mais le souci, il n'y pas que cette histoire dans ce livre. En effet, si la vulgarité rencontrée dans son troisième roman "La Mecque-Phuket", m'avait gênée, dans celui-là elle atteint le summum!
Est-ce que raconter l'histoire d'une catin justifie tant de grossièreté? Ma remarque faite sur "La Mecque-Phuket" à ce propos est plus que valable dans celui-ci. Je ne pense pas que les obscénités apportent quoi que ce soit au roman, peut-être même qu'un peu plus de subtilité pour parler des mêmes réalités auraient été une marque de finesse de sa part.
Des vérités sont certes dites par le personnage principale comme sur l'ignorance qui pousse à croire tout et n'importe quoi, et notament laisse des charlatents comme les "fkihs" se faire de l'argent sur le dos des misérables... La réalité de certains hommes du Golf qui restent respectables malgrè la vie de débauche qu'ils mènent. Ce sont toujours les pauvres qui payent... Cependant, je trouve que des amalgames sont parfois faites par Jbara entre traditions obscurentistes et machistes à dénoncer biensur et religion muslmane. En effet, quand elle s'adresse et demande "pourquoi" à Allah, c'est bien de religion qu'elle parle. Si dans sa conception elle parlait de traditions, c'est pas à Allah qu'elle devrait (à mon avis) poser la question mais plutôt aux hommes et aux ancêtres qui ont mis en place ces traditions...
En résumé, ce n'est pas un coup de coeur. Il est assez court et se lit rapidement en une après midi, même pas. A vous de voir...